Service de l'évangile auprès des malades

Une communauté chrétienne se doit de porter le souci de ses membres âgés ou malades. Dans cette épreuve, il est essentiel de ne pas se sentir oublié ou marginalisé. De nombreuses personnes visitent déjà des membres de leur famille ou des amis dans les hôpitaux ou maisons de retraite, voire leur portent la communion. D’autres malades, hospitalisés ou non, ne reçoivent jamais de visites. Le "SEM", service de l'évangile auprès des malades coordonne, organise et harmonise les interventions, et assure la formation.
Appelés et envoyés par la communauté chrétienne, les croyants qui visitent les personnes isolées par l'âge, la maladie, le handicap manifestent par leur présence fraternelle, la fidélité et la tendresse de Dieu.
La visite peut aller du temps d'écoute, de la rencontre fraternelle et du soutien amical, jusqu'à la prière et l'accompagnement spirituel, ainsi que de la proposition de sacrements.
Ce service se vit en équipe. Se retrouver permet de relire ce qui se vit au cours des visites, de prier ensemble, d'approfondir sa foi, sa connaissance des institutions, des personnes âgées, d'organiser les visites et de partager ses espérances et ses questions. L'équipe organise les demandes de sacrement (porter la communion, préparer et organiser l'onction des malades dans la communauté de paroisses).
Responsable : sœur Cécile Zwickert.

A propos du sacrement des malades...

Celui qui reçoit l'Onction des Malades est comme greffé sur la Passion du Christ. Le malade n'est plus seul face à la souffrance, une souffrance qu'il ressent dans tout son être, et pas uniquement dans son corps, comme une annonce de la Mort. Le Christ est avec lui dans ce combat. L'onction des malades n'est pas destinée d'abord à celui qui va mourir l'heure d'après. Elle n'est pas normalement le dernier sacrement qu'il recevra. Cependant ce ne serait respecter ni Dieu ni l'Homme que de gommer la perspective de la Mort. - Ce ne serait pas respecter l'Homme, car la mort est inéluctable. - Ce ne serait pas respecter Dieu, car Dieu ne veut pas abandonner plus l'homme dans sa mort que dans les jours de sa vie. Le croyant qui reçoit l'onction des malades n'est peut-être pas plus courageux qu'un autre homme devant la perspective de la Mort. Mais par le Sacrement, il confie cette mort qu'il redoute au Christ qui, lui aussi l'a affrontée dans l'angoisse, mais sans céder au désespoir. S'il peut trouver comme le Christ sur la Croix, la force de faire de sa vie une offrande, ne fut-ce que fugitivement, il pourra expérimenter l'annonce de la résurrection. Celui que dès lors l'animera ne sera plus la "Resignation" mais "l'Amour".
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